E. Chandler accusé d’agressions sexuelles

dentist-evan-chandler-sexual touching-and-conduct

Evan Chandler, qui avait fourni des soins à une patiente a été accusé d’avoir abusé sexuellement d’elle. Une plainte a été déposée après qu’elle ait consulté une psychologue clinicienne.
Suzanne Ager a allégué qu’Evan Chandler avait non seulement omis de fournir des soins dentaires adéquats (faute professionnelle), ce pour quoi il avait déjà été sanctionné par le conseil dentaire de Californie mais elle a également affirmé qu’Evan Chandler l’avait agressée à plusieurs reprises pendant qu’elle était sous sédation.

Voici ce que révèlent les documents judiciaires :

La plaignante raconte : «(…) J’ai reçu un traitement dentaire de la part de l’accusé Evan Chandler. Pendant cette période (…) Chandler s’est engagé dans une conduite continue et répétée, sans consentement, me soumettant à des attouchements et à une conduite sexuelle.

À au moins cinq reprises (le 4 octobre 1993, le 3 décembre 1993, le 8 février 1994, le 12 février 1994 et le 28 février 1994), alors que j’étais sous le traitement dentaire de Chandler, Chandler a eu recours à une sédation par voie intraveineuse me rendant semi-inconsciente ou inconsciente. Chandler a insisté pour utiliser la sédation par voie intraveineuse pendant la période où il m’a traitée.

Vers avril 1995, le traitement dentaire de Chandler a suscité beaucoup d’anxiété et de déprime. À peu près au même moment où j’ai commencé un traitement psychologique avec une psychologue clinicienne agréée, Marcia Lamm, doctorante, débutant aux alentours d’avril 1995 et jusqu’à aujourd’hui, j’ai beaucoup souffert de stress, de perte de concentration, d’altération de la distractibilité ou de la mémoire de courte durée et des rêves troublants qui, je crois, se rapportent au traitement dentaire de Chandler ou découlent de celui-ci. (…)

Vers mars 1997 environ, au cours de ma thérapie (…) je me suis rappelée d’un incident qui montrait que j’ai été agressée sexuellement et battue par Chandler.

evan_chandler_2En mars 1997, je me suis rappelée qu’au cours d’une consultation dentaire le 12 février 1997, j’avais demandé à aller aux toilettes alors que j’étais sous les effets d’une sédation par voie intraveineuse. Chandler a convoqué son assistante, Patty, dans la salle de traitement afin de m’escorter aux toilettes. Pendant que j’étais aux toilettes, j’ai perçu la présence de sperme. Je n’avais pas eu d’activité sexuelle à cette époque vers le mois de mars 1997 ou vers cette date. Je me souviens également que Chandler m’avait soumis à une sodomie non consentie alors que j’étais sous l’influence d’une sédation par voie intraveineuse.»

Les documents mentionnent : “À au moins cinq reprises (4 octobre 1993, 3 décembre 1993, 8 février 1994, 12 février 1984 et 28 février 1994) au cours du traitement dentaire du plaignant par Chandler, Chandler a administré une sédation à la patiente par voie intraveineuse, rendant le plaignant semi-conscient et/ou inconscient. Aujourd’hui, Chandler n’a produit aucun document indiquant qu’il aurait suivi les directives recommandées relatives à l’utilisation de la sédation consciente en parodontie. En fait, rien n’indique que le nombre minimum de membres du personnel était également présent lors de l’administration de la sédation consciente. Chandler a vivement encouragé la patiente à accepter chaque fois la sédation par voie intraveineuse qui était administrée à chacune des occasions susmentionnées et, dans le but de convaincre le demandeur, il a accepté de le faire sans frais”.

A la lecture de ces documents judiciaires, il faut distinguer, deux choses reprochées par la patiente à Evan Chandler. Une plainte a d’abord concerné une mauvaise pratique assimilée à une faute professionnelle puis une autre plainte a concerné des agressions sexuelles et violences (sodomie et présence de sperme dans la région vaginale évoquées par sa patiente).

Le 13 juin 1997, l’affaire a été classée sans suite. Les avocats de la plaignante ont demandé à être dessaisis car cette dernière n’a pas retourné les appels téléphoniques, ni communiqué avec eux ou écrit des requêtes.

Y-a-t-il eu un arrangement à l’amiable entre Suzanne Ager et Evan Chandler pour qu’elle ne poursuive pas la procédure ? C’est une possibilité quand on sait que la plaignante espérait obtenir des dommages et intérêts.

dentist-evan-chandler-sexual touching-and-conduct-01

dentist-evan-chandler-sexual touching-and-conduct-02

Qui est Evan Chandler ? Il y aurait beaucoup à dire, et nous y reviendrons à un autre moment, mais pour celles et ceux qui ne le connaissent pas, nous précisons simplement qu’il est le père de Jordan Chandler. Il a accusé Michael Jackson d’avoir administré des sédatifs et de l’alcool à son fils, d’avoir abusé de lui.
L’affaire a pris fin sans procès par un accord de plus de 20 millions de $ entre les deux parties en faveur des Chandler.

Gravement malade, il s’est suicidé en novembre 2009, 5 mois après la mort de Michael Jackson.

Que dit la plainte contre Evan Chandler ? Un homme déjà sanctionné par ses pairs pour sa pratique professionnelle, le non respect des protocoles de soins en vigueur dans sa profession, administration de sédations à une patiente, une patiente diagnostiquée comme souffrant d’un stress post-traumatique, des abus sexuels révélés suite à une thérapie qui a permis de “retrouver des souvenirs”.

Au final, la procédure judiciaire n’a pas donné lieu à une condamnation car à partir d’un moment la plaignante n’a plus collaboré avec ses avocats.


La question des “souvenirs refoulés” :

L’une des interrogations posée par cette affaire Evan Chandler est celle de la “mémoire retrouvée”. La théorie de la “mémoire retrouvée” est en réalité au cœur de vives polémiques entre psychologues, psychiatres, psychanalystes, psychothérapeutes.

En 2013, les élèves de Sciences-Po faisaient le point sur la question.

Extraits:

Rappel du sujet de la controverse

    Suite à de graves traumatismes, certaines personnes témoignent d’un véritable trou noir dans leur mémoire. Leur cerveau efface inconsciemment le souvenir du choc et les détails qui y sont liés. Après une période plus ou moins longue, certaines de ces victimes affirment avoir retrouvé les souvenirs de l’événement. Mais une controverse existe autour de ces « souvenirs retrouvés ».
    - Sont-ils aussi fiables que des souvenirs normaux ?
    - Permettent-ils d’affirmer que l’événement traumatisant a bien eu lieu ?
    - Sont-ils de vrais souvenirs, qui réapparaissent après avoir été refoulés, ou bien des faux souvenirs issus d’une reconstruction mentale?
    - Les thérapies psychologiques peuvent-elles créer de toutes pièces ces souvenirs dans la mémoire des patients ?

La controverse.

    - Est-il possible qu’un psychothérapeute implante un faux souvenir chez un patient ?
    Le consensus entre les neurologues et les scientifiques des neurosciences est total sur la capacité du cerveau à former de faux souvenirs. Ils pensent qu’il est possible lors de la récupération d’un souvenir que le souvenir ait pu être modifié, ou que les méthodes de récupération (odeur, bruits, visages) aient pu biaiser le tri d’information importantes du souvenir ou éventuellement le changer.
    Certaines psychothérapies prétendent en effet faire ressurgir à la mémoire des patients des souvenirs qu’ils auraient oubliés de traumatisme enfantins (généralement sexuels). Le thérapeute émettrait des hypothèses et inviterait son patient à se souvenir ou peut être inventer des souvenirs sans se rendre compte.
    La résurgence tardive de souvenirs par un patient et l’implantation possible par un thérapeute de ces souvenirs sont au cœur d’une controverse.
    - Est-il possible d’implanter des souvenirs chez quelqu’un?
    A partir de 2005, le débat se concentre autour de deux pôles, le pôle de la biologie, avec des termes neurobiologiques et médicaux, et le pôle de la victime, avec des termes de la thérapie et de la psychanalyse.
    Les neurologues et scientifiques des neurosciences sont formels. Il est impossible de prouver biologiquement qu’un souvenir est faux. Qu’il s’agisse des techniques de visualisation ou des modèles scientifiques communément acceptés, rien ne nous permet de différencier un vrai d’un faux souvenir en biologie.
    - Est-il possible de retrouver des souvenirs 10 ans après les avoir oublié ?
    Le modèle communément accepté de fonctionnement de la mémoire et les techniques d’imageries ne permettent pas aux scientifiques d’avancer des arguments biologiques à leur position. Les scientifiques restent donc assez neutres. Ils défendent la capacité de créer des souvenirs à long terme mais aussi la capacité de récupérer des souvenirs avec des “aides” (simulations de re-créations du contexte de l’évènement).

    - Les psychiatres sont des médecins. Leur argumentaire est par conséquent majoritairement porté sur des faits, des preuves scientifiques. La quasi-inexistence d’arguments scientifiques pour résoudre la controverse les place dans la même position que les neurologues, celle de la prudence.

    - Les psychanalystes et les psychologues eux, se positionnement différemment des psychiatres, bien qu’ils soient très loin de former un groupe homogène. Certains sont convaincus de l’existence des souvenirs retrouvés et de la capacité pour un adulte de faire resurgir des éléments de son enfance a priori “oublié”. Ce petit groupe de convaincus constitue d’ailleurs un des groupes d’acteurs le plus actif de la controverse.

    - Les psychothérapeutes méfiants à l’égard des thérapies impliquant des souvenirs retrouvés sont nombreux. Bien qu’ils ne soient pas réunis au sein d’une association, ils se regroupent autour d’une psychologue américaine devenue spécialiste internationale du sujet Elizabeth Loftus.

    Mais l’écart qui sépare la nature des arguments ne permet pas de faire avancer l’issue de la controverse dans un sens ou dans un autre.

    - Comment se positionner dans l’interaction thérapeutes/neurobiologistes?
    La justice est un acteur forcé de la controverse. C’est par elle qu’est né le débat. Elle est donc obligée de trancher.
    La controverse des faux-souvenirs est spécifique : elle est ancrée dans la justice, dans l’acte pénal. Il faut absolument trouver une vérité, même si elle est construite. Chaque cas de controverse doit se clore même si la « grosse controverse » ne peut pas encore se clore. C’est boîte noire incompréhensible. Il faut partir du détail, du cas par cas pour pouvoir la résoudre. Or c’est à la justice de résoudre le cas par cas.
    Là réside la différence majeure entre le cas américain et le cas français.

    Aux Etats-Unis, le nombre de procès ouvert depuis 1990 concernant des souvenirs retrouvés s’estime à plusieurs centaines. La justice a donc fini par se positionner dans la controverse.
    Mais au fur et à mesure que les neurologues, les psychiatres, et les associations civiles soulevaient le problème de la fiabilité de ces souvenirs, les tribunaux se rangeaient du côté de la prudence et les peines devenaient plus mesurées. Le pourcentage d’acceptation de demandes d’ouverture de procès basés sur des souvenirs retrouvés a alors chuté drastiquement. Le nombre de demandes d’ouverture de procès a alors baissé lui aussi.

    En France, la situation est bien différente. Le premier procès ouvert contre un thérapeute pour “ manipulation mentale” a eu lieu en 2011 avec le procès Benoit Yang Ting. C’est la première fois que la justice française à affaire à ce genre de cas. Par conséquent, sa position est beaucoup moins tranchée que peut l’être celle de la justice américaine sur le sujet.
    Les juristes français que nous avons rencontrés pensent d’ailleurs qu’il serait une erreur que la justice française se positionne dans le réseau d’acteur de la controverse des faux-souvenirs comme l’a fait la justice américaine.
    Pour eux, la justice ne peut pas s’aider de la science si celle-ci n’a pas statuée clairement sur le sujet. La controverse est beaucoup trop ouverte.
    - Les avocats s’autocensurent dans leur rôle “nous ne sommes pas médecins”.
    - Les juges également, refusent de prendre parti dans la controverse globale des faux-souvenirs et refusent de se considérer comme des acteurs.

Le site psyfmfrance.fr fait aussi le point sur d’autres données sur la question :

les-ravages-des-faux-souvenirs-ou-la-memoire-manipulee-axelrad-brigitte

    Évolution du nombre de cas de faux souvenirs aux États-Unis
    En 2012 la False Memory Syndrome Foundation (FMSF), qui luttait contre cette dérive thérapeutique, cesse de faire paraître sa lettre trimestrielle car le phénomène est devenu très faible aux États-Unis. Nous espérons une évolution semblable en France… Ce n’est pas le cas !

    Sortie en septembre 2010 du livre: Les ravages des faux souvenirs ou la mémoire manipulée” de Brigitte Axelrad aux Editions book-e-book, 80p, 8€50. site de book-e-book: ici. Il s’agit du premier ouvrage en français sur ce sujet. Il répond aux questions que se posent les victimes, les avocats et les juges.

    Note de lecture le 26 octobre 2010: Dans son blog “Imposteurs”, en défense de la science et du matérialisme scientifique contre tous les charlatanismes et les impostures intellectuelles Anton Suwalki conclut: “Ce livre devrait être mis entre toutes les mains, à commencer par celles de certains représentants de justice…“.
    Lire la note ici.

    La situation aux Etats-Unis

    Dans sa lettre (automne 2009), de la FMSF (False Memory Syndrome Foundation), Pamela Freyd écrit :

    Les «souvenirs refoulés-récupérés »… sont au mieux décrits comme du folklore psychiatrique pernicieux, dépourvu de preuves scientifiques convaincantes. Ces théories sont incapables d’aider de manière fiable au processus judiciaire. De notre point de vue, ces notions controversées et sans support réel ont provoqué d’incalculables dommages dans les domaines de la psychologie et de la psychiatrie, détruit des dizaines de milliers de familles. Elles ont gravement nui à la crédibilité des professionnels de la santé mentale, et induit en erreur le système législatif, judiciaire, civil et pénal, et ont conduit à de nombreux dénis de justice.

    Les notions de refoulement et de personnalité multiple sont profondément enracinées dans la croyance culturelle (ndt: des Etats-Unis), sauf s’il y a un mouvement concerté de la part des organisations professionnelles ou une plus grande responsabilité de la part des médias, les souvenirs refoulés récupérés et la personnalité multiple sont susceptibles de rester dans la culture populaire même s’ils sont de plus en plus considérés avec scepticisme dans les milieux judiciaires.

    Mais les progrès sont lents, en dépit de l’ignorance et de l’irresponsabilité. Il y a eu une bonne publicité lorsque le témoignage signé par 100 scientifiques, au titre de personnes qualifiées a été déposé auprès de la Cour suprême du Massachusetts. Celle-ci doit prendre une décision a propos du statut scientifique des souvenirs refoulés récupérés. S’ils décident que les souvenirs refoulés récupérés ne sont pas fiables, cela nous rapprochera du jour où la FMSF ne sera plus nécessaire.

Des éléments de réflexion supplémentaires sont disponibles sur cette page : http://www.psyfmfrance.fr/justice_et_faux_souvenirs.php


Quelles conclusions ?

Il a suffi d’un travail de recherches d’une fan (Paula du site turningthetableonthechandlerallegations.com) pour mettre en lumière un fait jamais évoqué dans les médias. Evan Chandler, le père de l’accusateur de Michael Jackson en 1993, a été accusé entre 1994 et 1997, de faute professionnelle et d’avoir agressé sexuellement une patiente à plusieurs reprises en utilisant une sédation.
Des termes qui font, en toute objectivité écho, aux accusations qu’il a portées contre Michael Jackson en 1993.

Grâce à une thérapie, la patiente diagnostiquée par une psychologue clinicienne comme souffrant de troubles post-traumatiques s’est remémorée au cours d’une thérapie des “souvenirs refoulés” dans lesquels Evan Chandler avait abusé d’elle.
Ceci fait largement écho aux cas de Wade Robson et James Safechuck et invite à s’interroger. Si la presse et les anti-Jackson considèrent comme authentiques des “souvenirs refoulés” alors il serait normal qu’ils en fassent de même pour Evan Chandler.
A partir de là, ce serait un élément très troublant dans l’affaire de 1993 que de penser que quelques années après le père de Jordan se serait rendu coupable de la même chose dont il accusait la star.
Mais nous stoppons là la spéculation car à la différence des médias et des anti-MJ, notre approche se base sur des faits.

Comme indiqué plus haut la théorie de la “mémoire retrouvée” est un sujet très polémique, les milieux médicaux et judiciaires aux Etats-Unis semblent avoir eu un retour d’expérience suffisant, pour prendre avec un très grand recul, si ce n’est un grand scepticisme, les révélations d’abus sexuels faisant suite à une thérapie qui aurait libéré des “souvenirs refoulés”.
Les détails de la patiente, ici son affirmation de la présence de sperme au niveau de son vagin et le rappel d’une sodomie quand elle était sous sédation, amèneraient les personnes qui ne connaissent pas la question à penser que son histoire est vraie.
En réalité, nous n’en savons strictement rien car pour corroborer ces allégations, il faut des faits. Dans l’affaire d’agression sexuelle d’Evan Chandler, nous ne pouvons porter un jugement définitif.
C’est parole contre parole. Et ce n’est pas un jeu dans lequel il faut choisir son camp.

En France, les acteurs judiciaires, les médias et encore moins l’opinion publique manquent d’expérience dans la véritable connaissance des “souvenirs retrouvés” et de leurs mécanismes. Souvent si une présumée victime vient en pleurant vous raconter ses souvenirs d’attouchements sexuels, l’opinion aura tendance à la croire.
D’abord par empathie mais aussi car tous les détails qu’elle aura donnés, nous auront bouleversés émotionnellement et feront davantage fonctionner nos émotions plutôt que notre raison.
La raison serait de se pencher sur l’enquête, établir les faits, voir s’il n’y a pas de contradictions, reprendre les transcriptions des audiences au tribunal, voir les motivations des décisions de justice.

Dans la polémique autour de la diffusion de “Leaving Neverland”, force est de constater que les seuls à s’interroger de manière rationnelle, ce sont les fans, et quelques personnes dans les médias étrangers (mais pas encore en France) qui cherchent à établir des faits d’après des documents officiels, des traces vidéos et la recherche de témoignages de personnes qui auraient été présentes au moment des événements évoqués par les accusateurs.

Celles et ceux qui sont dans l’émotion, croient des personnes parce qu’elles détaillent leurs abus présumés, et choisissent leur camp sans examiner les faits. Elles se retrouvent dans le camp des pro-Robson et Safechuck. L’argument selon lequel les fans seraient aveugles ne tient pas une seconde car ils sont progressivement en train de vous démontrer et ce n’est que le début, le tissu de mensonges de “Leaving Neverland”.

Comme évoqué dans notre précédent article, et pour ne parler que des menteurs qui essaient de profiter du sillage créé par le scandale de “Leaving Neverland”, combien de médias croient encore ou ont cru depuis 2013 les affirmations de Michael Jacobshagen par exemple ? Alors que nous sommes allés plus loin que n’importe quel média pour établir la chronologie des faits et montrer que cet homme n’a passé qu’une seule journée avec Michael Jackson, en mars 1998, et que ses récits (de l’amitié, aux voyages sur la tournée du HIStory Tour, aux accusations d’abus sexuels) étaient de la pure fiction.
Combien de médias vous ont rappelé que Adrian McManus avait reconnu sous serment lors du procès de 2005 avoir signé des contrats avec des tabloïds alors qu’elle travaillait à Neverland et qu’elle avait reconnu que les récits sur la vie sexuelle de Michael Jackson et Lisa-Marie transmis aux tabloïds britanniques ne s’appuyaient sur rien de réel ?

Savez-vous par exemple que plusieurs fans ont reçu des menaces de Jacobshagen ces dernières années, qui indique qu’il fera intervenir son avocat, si sur tel site, telle page facebook, sur Youtube, tel contenu le concernant (et qui du point de vue des fans démontre sa mascarade) n’est pas effacé ? Voilà pourquoi certains contenus compromettant (photos, vidéos,…) ou qui mettent en lumière des contradictions dans ses nouvelles révélations disparaissent d’Internet.
Mais malheureusement pour lui, “rien ne se perd” et les contenus sont aussi diffusés via des forums ou des groupes privés.

En renommant “Leaving Neverland” avec un titre à charge (“Michael Jackson : la parole des victimes”), M6 confirme avoir acheté ce programme en réfléchissant d’abord aux recettes publicitaires qu’il pourra générer. En annonçant que ce programme sera suivi d’un débat à 0h35, la chaine confirme que sa priorité n’est pas la recherche de la vérité mais le sensationnalisme. Qui regarde M6 à 1h du matin ?
Et puis quel débat ? Pourquoi ne pas parler simplement d’une deuxième partie consacrée à la réfutation des propos tenus dans ce programme ? Après avoir entendu pendant plus de 3 heures une seule version de l’histoire, la parole va être redonnée aux pro-Robson/Safechuck avec la possibilité au détour de quelques questions pour ceux qui connaissent vraiment le dossier d’exposer en mode express des arguments sur l’innocence de Michael Jackson.

On ne diffame pas à une heure de grande écoute en cautionnant en plus le programme par quelqu’un en charge de l’information pour ensuite donner quelques minutes de parole pour rétablir la vérité à 1 heure du matin quand personne ne regarde plus la télévision.

Croire que la personne dit la vérité car elle nous a émue. Voilà le ressort sur lequel va jouer M6.

Si Michael Jackson était coupable, alors parler de ses “victimes” serait normal. Il n’y aurait rien à redire. Mais au jour d’aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Il est innocent comme l’a confirmé à plusieurs reprises la justice américaine.

Avec la diffusion de cette diffamation à grande échelle et à grand renfort de publicité, M6 franchit les limites de la déontologie et en faisant fi de l’expertise, pour céder à l’émotionnel et au sensationnalisme, les médias portent une lourde responsabilité.

Madame Nathalie Renoux, vous qui êtes la marraine de la Fondation M6 pour les prisons, nous espérons sincèrement que vous saurez face à des détenus blessés par la vie justifier et expliquer à ces personnes, dont certaines sont emprisonnées à tort, que vous estimez normal de laisser plus de place dans votre média à la diffamation publique qu’à la lecture rigoureuse des enquêtes, des transcriptions des procès et aux avis d’experts.

MJLegend

michael_jackson_innocent_wade_robson_lies_james_safechuk_liar_dan_reed_tabloid

Une plateforme d’information a été créée conjointement par MJStreet, MJFrance, MJBackstage, MJLegend, l’associaton On The Line, On MJFootsteps, Salut Les Fans et Hector Barjot. Son objectif est de fournir aux médias, au grand public et aux fans des informations 100% factuelles et décrypter les news concernant la sortie de “Leaving Neverland”.

mjfactuel_michael_jackson_innocent

https://www.facebook.com/MJFactuel-2202758249991409/

1 Response

  1. Merci pour vos actions !