Bad 25 : Deluxe Edition 3CD + DVD
Posté Par M.Chigan | Posté Dans Nos Tests | Posté Le 16-09-2012
Comment commencer ce test sans exprimer le mot : ENFIN ! C’est certainement ce sentiment qui nous anime durant la découverte du box-set Bad 25. Enfin, car cela faisait des années que nous attendions un autre album live que celui des Jacksons. Enfin car cela faisait des années que nous attendions de découvrir un concert du Bad Tour version 88 en vidéo. Et enfin, car l’Estate avait franchement joué avec les nerfs des fans ces trois dernières années. Pour autant, passée cette découverte, le coffret Bad 25 est-il à la hauteur des attentes que nous placions en lui ? Réponse dans ce test.
Découverte du coffret :
Ce qui frappe en premier lorsque l’on déballe ce coffret, c’est la qualité des matériaux. Le touché est vraiment agréable et le logo Bad 25 sur fond noir a franchement de l’effet. Peut être qu’un effet relief plus prononcé aurait été bienvenue. A l’ouverture, on découvre tout d’abord un sticker de la cover originale avec le logo Bad 25. Le lettrage est argenté. Petite déception, l’impression est moyenne et Michael apparait flouté. Un sticker de la vraie pochette originale aurait sans doute été un clin d’oeil plus compréhensible. La découverte se poursuit et on découvre une belle pochette cartonnée avec une photo alternative qui nous plonge tout de suite dans le vif du sujet. La pochette est en fait une gatefold cover (ou pochette qui s’ouvre) et contient donc deux CD. Un premier de l’album original remasterisé et le deuxième qui contient le CD bonus avec des inédits et remixes. Au centre de la pochette on découvre de nombreuses photos de Michael et de son équipe en studio. L’impression générale est agréable et de qualité. Les CD quant à eux sont très sobres et renforcent cette impression. A noter qu’au dos de ce premier livret, on peut y voir une photo de Michael avec Frank Dileo (tous les deux sont de dos) avec un petit texte en hommage à Frank, qui fut le manager de Michael à cette époque.
En dessous, on découvre la deuxième pochette – sur le même schéma que la première – qui contient le DVD du concert et l’album live tiré du DVD. Les photos au centre montrent la foule présente dans les différents stades. On notera deux photos des concerts français de Paris et Nice mais trop petite pour que l’on puisse pleinement en profiter.
Viennent ensuite les deux livrets du coffret : un pour la partie album et l’autre pour la partie live. Force est de constater que celui destiné à l’album est indéniablement le plus réussi. La quantité de photos inédites est impressionnante et les crédits des titres originaux sont très complets. Au centre du livret, on découvre des photos individuelles des principaux artisans de l’album Bad. Parmi eux : Quincy Jones, Bruce Swedien, Greg Phillinganes, Humberto Gattica, Matt Forger ou encore Brad Sundberg. On appréciera également – ou pas – la crinière de John Robinson ! Les titres inédits ne sont pas non plus oubliés et des textes explicatifs permettent d’en savoir un peu plus à leur sujets. A noter la faute sur Je Ne Veux Pas La Fin De Nous ou le De ressemble plutôt à un Din. L’impression générale du livret est donc excellente. Le point fort reste la quantité astronomique de photos inédites. Evvy Tavasci a fait un gros travail de recherche. Mais, la quantité implique une taille très réduite pour la plupart d’entre-elles ce qui donne tout de même un arrière goût de frustration. On attend donc la version vinyle, et donc le livret, avec grande impatience !
Le livret de la partie live est également de grande qualité. Au fil des pages ont découvre toutes les dates du Bad Tour agrémentées de beaucoup de photos inédites de Michael sur scène. Il se termine par un aperçu du contenu du program tour d’époque et d’un texte signé John Branca et John McClain qui explique l’histoire du Bad Tour et du DVD. Le coffret se termine enfin par un poster double face représentant la couverture du program tour d’époque et, sur l’autre face, une photo inédite de Michael interprétant Another Part Of Me.
Et la musique dans tous ça ?
On entre ensuite dans le vif du sujet avec la découverte de la partie audio. Pour l’album Bad, petite déception, il s’agit toujours des bandes utilisées pour les pressages d’après 1991. Exit par exemple la spoken intro de I Just Can’t Stop Loving You (pourtant présente dans la réédition du single ces dernières semaines) ou encore la respiration de Michael dans l’intro de Smooth Criminal. Le mixage est en revanche similaire à l’édition de 2001.
C’est sans aucun doute le deuxième CD qui est le plat de résistance de Bad 25. Sans analyser tous les inédits (nous le ferons dans le prochain Men In Black), nul doute qu’ils sont de grande qualité. Enorme coup de coeur pour I’m So Blue et surtout Al Capone qui a tenu tous les fantasmes que je m’en faisais depuis toutes ces années. Cette fois, pas de doute sur la provenance ou sur le mixage. C’est bien du très grand Michael qui nous est proposé et on apprécie chaque note avec délectation. Chacun découvrira les inédits à sa guise mais leur nombre est suffisant pour ne pas avoir l’impression de s’être fait voler. Sans bouder notre plaisir, on éprouve une grande joie à découvrir enfin de l’inédit pur et dur et à mettre enfin un visage sonore sur des titres longtemps restés des noms couchés sur des pages de magazines spécialisés ou au détour d’un post lu sur un forum. Price Of Fame, Don’t Be Messin’ Round ou Al Capone en sont les exemples les plus flagrants. Mais l’écoute de Free ou I’m So Blue nous poussent à croire que bien des titres totalement inédits et inconnus, et de surcroit de grande qualité, restent encore à découvrir. On est donc indéniablement emballé à l’écoute de cette première partie et subjugué par la puissance des titres proposés. A noter que Fly Away bénéficie d’un mixage un peu différent de la version présente sur l’édition spéciale de 2001. Les nappes de synthés en intro sont, par exemple, mis un peu plus en avant.
La fin de ce deuxième CD est cependant gâchée par trois remixes inutiles et inconvenants sur une édition de ce type. Nul besoin de les détailler. Le moins pire des trois reste peut être celui de Speed Demon.
Love live ?
Le DVD était la partie la plus redoutée de Bad 25. Les premiers extraits avaient effrayé les fans et provoqué de vifs débats sur les forums. Nul doute qu’après le visionnage complet du concert, le sentiment partagé est toujours présent. Certes, le concert est époustouflant. Certes le son est de très bonne qualité et le 5.1 est plutôt bien respecté. Mais la qualité de l’image est tout de même décevante. Le bruit est omniprésent et les couleurs vives sont baveuses à souhait et totalement saturées. On peut toujours se dire qu’il vaut mieux un concert dans cette qualité que rien du tout, mais quand il s’agit de Michael Jackson et quand on sait que la quasi totalité des concerts du Bad Tour ont été tournés par des équipes professionnelles sur des supports professionnels, la qualité VHS reste dure à accepter. Non, ce débat ne sera pas clos. Il ne le sera peut être jamais. En tous cas, il s’agit d’un point négatif qui joue sur la note globale du coffret.
Le CD live tiré du concert est en revanche excellent et vraiment agréable à écouter. Malheureusement, le fait de vouloir le faire tenir sur un seul CD a obligé les ingénieurs du son à procéder à des coupes franches dans plusieurs parties et notamment l’interlude. Mais l’impression générale reste très bonne. Les puristes auront vite fait de se faire une capture audio du concert à partir du DVD (rappelons le : pour un usage personnel) pour l’apprécier dans son intégralité.
La note de MJLegend :
Qualité du support : 8/10
Le coffret est de très bonne qualité et agréable au touché. En revanche, la qualité d’impression est parfois un peu décevante sur certaines pages du livret (surtout due à la taille des photos qui ne pardonnent pas) et surtout sur le sticker.
originalité du support : 9/10
Le style général est excellent. C’est très classe et en même temps très riche en photos. Paradoxalement, le livret de la partie album est trop riche, ce qui implique des photos trop petites pour être pleinement appréciées. Dommage le 10/10 n’était pas très loin !
Qualité d’écoute/d’image : 6/10
Si la qualité audio est tout bonnement excellente (largement un 8/10), le coffret comporte également un DVD qu’il nous faut prendre en compte dans la note. Et là, pas de doute l’image tirée d’une VHS plombe la note.
Intérêt du contenu : 9/10
Titres rares et inédits, album live et DVD d’un concert du Bad Tour 88 : le coffret Bad 25 est à posséder.
Note Finale : 8/10
On ne va pas faire la fine bouche, Bad 25 est un coffret incontournable. La qualité du box-set et la partie live et inédite ne font aucun doute sur le fait que nous conseillons vivement, à ceux qui hésitaient encore, de le posséder dans sa discothèque. Pourtant, la qualité décevante de l’image du concert et la présence de 3 remixes inutiles font que la note globale, bien qu’excellente, rate le 9/10. C’est dommage mais vu les informations qui circulaient il y a encore quelques mois sur le net à son sujet, on peut dire que l’on revient de loin !














C’est armé de ma carte bleue que je suis allé au Carrefour de Mont Saint Aignan (76) cet après midi. Non, je ne suis pas allé loin de mes terres de manière délibérée, mais j’ai profité d’être de passage dans le coin pour me procurer un exemplaire Deluxe Edition de This Is It. 17€ : ni trop cher, ni donné, le prix reste correct et dans la moyenne.




