Interview de Brad Sundberg

Posté Par M.Chigan | Posté Dans News | Posté Le 27-04-2013

Le site MJJCommunity a récemment interviewé Brad Sundberg, l’occasion pour lui de revenir sur son travail avec Michael Jackson et de donner un peu plus de détails sur les prochains séminaires qu’il donnera à New York et à Paris.

Voici la traduction de l’interview :

Brad Sundberg a été directeur technique aux cotés de Michael Jackson pendant presque 2 décennies. Il a récemment annoncé une série de séminaires en juin à New York et en octobre à Paris, intitulés “In the studio with Michael Jackson” (En studio avec Michael Jackson).

Nous avons contacté Brad Sundberg pour parler de la musique de Michael ainsi que de ses séminaires “En studio avec Michael Jackson”. Vous pouvez lire ses réponses ci dessous. Les infos pratiques et les liens pour réserver sont disponibles à la fin des questions/réponses.

MJJC : Quel est exactement le travail d’un directeur technique et qu’est ce que ce poste implique, puisque vous avez eu ce rôle sur certains des albums d’MJ ?

Brad Sundberg: Il y a une réponse courte et une réponse longue. La réponse courte c’est “Sois prêt à tout”. La réponse longue ressemblerait à peu près à ça : Ma responsabilité était de faire en sorte que, peu importe le studio dans lequel nous travaillions, n’importe où dans le monde, je devais l’amener aux standards de qualité de Michael Jackson. J’ai travaillé en étroite collaboration avec Bruce Swedien (pas uniquement sur des albums d’MJ, mais aussi Quincy Jones et Barbara Streisand entre autres) et son attention au moindre détail était sans équivalent. Chaque microphone, chaque point de raccordement, chaque machine et équipement dans le studio devait être testé et (si possible) calibré à la perfection. Il n’était pas rare que ce processus prenne 1 à 2 semaines, avant même que nous ne commencions à investir les lieux. Le plus drôle c’est que très peu d’équipes de production procèdent ainsi, pourtant c’est l’une des raisons vitales qui ont fait que nos projets sonnaient bien. En plus, j’étais impliqué dans l’enregistrement au quotidien, l’installation des microphones, écouteurs, la réservation des studios, l’organisation des bandes, amener de l’eau chaude à Michael pour ses prises de voix, retranscrire les paroles de Michael pour les livrets, et même faire le café ! Avec plusieurs équipes de productions travaillant sur sur le même projet, cela faisait des journées longues mais très gratifiantes. Le travail difficile et l’implication étaient aussi très gratifiants dans le sens ou j’ai été privilégié de voir et de participer autant à l’histoire de la musique alors qu’elle était en train de s’écrire.

MJJC : Étiez vous un fan de Michael avant de commencer à travailler dans son équipe à l’époque de Captain EO ?

Brad Sundberg : En tant que gamin qui a grandis à Santa Cruz, en Californie dans les années 70. J’écoutais beaucoup de musique : Pink Floyd, Steely Dan, Led Zeppelin, Van Halen, etc., mais j’aimais aussi beaucoup la dance music du type Abba, les Bee Gees, Gloria Gaynor, Blondie, Donna Summer et bien entendu Michael Jackson. Je me suis retrouvé en quelque-sorte à “disséquer” les chansons pendant que je les écoutais, parce que je voulais comprendre chaque son, chaque réverbération et effet. J’ai joué l’album “Thriller” jusqu’à ce qu’il soit abimé et complètement usé, puis j’en ai acheté un autre exemplaire. La profondeur du son m’a retourné, avant même que je comprenne le processus d’enregistrement. Oui, j’étais un fan.

MJJC : Quelles sont vos 3 chansons préférées de Michael et pourquoi ?

Brad SUndberg : En voici une question difficile mais voilà :

1) Human Nature. J’ai toujours aimé cette chanson, et mon ami Steve Porcaro le sait. On a enregistré une suite à ce morceau qui s’intitule “Someone put your hand out” mais elle n’a pas été retenue sur l’album “Dangerous”.

2) Smooth Criminal. La ligne de basse, le groove, la guitare rythmique de malade par David Williams, les cuivres de Jerry Hey, Quincy qui dirige ce gotha de la musique et Michael au centre de tout ça…c’est un travail incroyable ! J’aurais aimé y être.

3) Lady In My Life. Elle n’est jamais sortie en single, mais quel morceau ! Et d’un point de vue technique, c’est une leçon d’enregistrement de 5 minutes. Chaque son est pure et simple. D’un point de vue musical, je suis un grand fan de Rod Temperton. J’ai travaillé avec Rod pendant des années, et c’est un pure génie. Magnifique chanson.

4) Je sais que vous avez seulement dit 3, mais je suis d’humeur généreuse. Streetwalker. C’est la petite locomotive qui pouvait y arriver. Cette chanson m’a renversé à chaque fois que je l’ai entendue, mais Quincy ne l’aimait pas. Je me souviens rentrant chez moi du studio un soir tard après que Michael ai enregistré la voix lead pour ce titre, et je l’écoutais dans ma voiture, avec le toit ouvert à 3 heures du matin. J’ai presque explosés les haut parleurs, tout en chantant à plein poumons. C’est peut être pas la chanson la mieux écrite, mais ce groove vous attrape et ne vous relâche plus. Ce n’est pas juste d’avoir une liste qui n’inclut pas Will You Be There, Who Is It, Earth Song, Stranger In Moscow, Billie Jean, Startin’ Something, She’s Out Of My Life, Jam, etc. J’ai jamais été bon quand il s’agit de suivre les règles.

MJJC : Vous avez dis que Michael vous a missionné pour amener de la musique dans quasiment chaque recoin de Neverland. Quel genre de musique était jouée sur les jardins de Neverland ? Quel genres de musiques étaient dans les playlist que Michael a crée pour ces endroits spécifiques dans le ranch ?

Brad Sundberg: Je ne veux pas trop en dire, mais il y avait une règle incontournable à Neverland : Michael n’autorisait pas sa musique à être jouée, malgré mes protestations. Mais c’était lui le patron, alors son vote comptait plus que le miens. Les jardins (autour du lac, de la maison principale, des dépendances, etc.) jouaient une playlist sur mesure de ses musiques classiques et Disney préférées. Dans le parc d’attraction il a choisi des chansons de Janet, oui et Joe Satriani. Vraiment. Même du Van Halen et Led Zeppelin étaient choisi pour certaines attractions. Dans l’espace à chevaux et dans le zoo derrière le parc d’attraction, on est partis sur de la musique de cowboy plus traditionnelle. Les trains jouaient aussi principalement de la musique classique.

MJJC: Parmi toutes les chansons sur lesquelles vous avez travaillé en studio avec MJ, laquelle était votre préférée ? Ou quelle chanson a eu un processus de création, de la démo jusqu’au morceau finalisé, qui vous a impressionné et retourné ?

Brad Sundberg : Encore une difficile, parce qu’il y en a eu tellement. Je crois que je vais répondre Man In The Mirror. Je prenais encore mes repères dans le studio, et c’était un honneur qu’on me demande d’y assister et de regarder, d’apprendre et d’aider pour l’album Bad. Man In The Mirror était tellement une grosse chanson, une production tellement énorme, on savait tous que rien ne pourrait l’arrêter. J’ai pu voir la première prise être enregistrée, les divers musiciens qui amenaient leurs talents, les superpositions d’harmonies vocales, les choeurs d’Andre Crouch, et par dessus tout, les imposantes voix lead de Siedah et Michael. Il y avait tellement de talent au Studio D de Westlake à cette période que c’en était renversant. Bruce et Michael jouaient ce titre à fond, vraiment à fond (118 db), pour les invités qui passaient par là. Les gens restaient sans voix, parfois en larmes, quand la dernière note finissait de retentir.

MJJC : Pouvez vous nous dire en détail comment étaient crées les démos ? Qu’est ce que MJ vous disait après vous avoir joué ses idées et à quel point étiez vous tous impliqués autour de lui; est ce que vous faisiez juste tout ce qu’il vous demandait ou était-ce une collaboration avec lui qui écoutait vos idées sur les arrangements ?

Brad Sundberg : Il n’y avait pas de recette précise pour donner vie aux démos, mais il n’était pas rare pour Michael de demander à l’un d’entre nous de travailler avec lui sur une nouvelle chanson après les sessions. On faisait venir un claviériste/programmeur (John Barnes, Michael Boddicker, Larry Williams, Rhett Lawrence, Brad Buxer) et Michael nous chantait le groove et la piste rythmique. Le programmeur transcrivait les demandes de Michael dans la machine. La basse et la mélodie étaient ajoutées. En général on enregistrait une prise de voix embryonnaire, et des harmonies vocales, juste pour référence ultérieure.
Le processus complet devait prendre 3 ou 4 heures, et la chanson était née. C’était très collaboratif, et plein d’idées étaient acceptées et enregistrées. Toutes les idées n’étaient pas gardées et utilisées, mais c’était pour beaucoup un effort de groupe qui consistait à échanger les idées et à les essayer.

MJJC : Si vous pouviez décrire l’aspect le plus difficile dans le fait de faire partie de l’équipe de production d’un album de Michael Jackson – qu’est ce que ce serait ?

Brad Sundberg : LE SOMMEIL!!! Les horaires étaient durs, vu que j’étais en général au studio 2 heures avant n’importe qui d’autre, et que j’en partais 2 ou 3 heures après que tout le monde soit partis. Ma journée commençait vers 9-10H, et se terminait souvent vers 2H du matin, et j’habitais à 40 minutes du studio. C’est pas gênant pour quelques jours, mais essayez ça pendant 10 ou 14 mois. Pour autant, j’aimais sincèrement aller au travail. Une fois au studio, les équipes étaient très agréables dans le travail. De la bonne nourriture, de beaux studios, de la super musique, un talent incroyable – je n’avais pas grand chose pour me plaindre.

MJJC : Quel projet, pendant votre période avec Michael, a été celui qui a le plus influencé votre carrière selon vous ?

Brad Sundberg : Dangerous. C’était une période de transition pour moi. Je gérais mon entreprise d’installation BSUN Media System (que j’apprécie vraiment), et je travaillais au studio en même temps. Quincy ne faisait pas partie du projet, ce qui était bizarre. L’industrie musicale et ce que le public changeaient, alors Michael a utilisé trois équipes de production sur le projet, ce qui était brillant. D’un point de vue technique on faisait et brisait toutes les règles, avec plus de pistes, plus de studios, des mixes plus grands, etc. Je crois que la chanson Jam c’était quelque-chose comme 160 pistes sur 4 enregistreurs, qui devaient être mixées sur 2 consoles dans 2 studios en même temps. C’était dingue, mais on l’a fait. Je pense que je dirais que cela a impacté ma carrière (autant en studio qu’en dehors) dans le sens de ne pas avoir peur d’essayer quoi que ce soit, et de pousser à la perfection tout le temps.

MJJC : Au fil des années, en travaillant sur les albums de Bad à Blood on the dancefloor, comment est ce que MJ a gagné en maturité ou changé ? Comment s’est il amélioré ?

Brad Sundberg : Pendant Captain Eo, il étaient presque encore un enfant, il avait seulement 5 ans de plus que moi. Je peux vraiment dire que son humour, son niveau de confiance, sa dévotion à l’excellence, et son amour de la performance et de la création n’ont pas changé ou diminué. Ils se sont épanouis avec l’age, je crois que sur ses albums suivants il a commencé à expérimenter avec des sons et des chansons comme Ghosts et Morphine. Des thèmes plus sombres, mais de très bons gooves.

MJJC : Comment est ce que MJ travaillait pendant l’étape de sélection des albums, comment choisissait-il les chansons pour ses albums ? Avez vous des infos sur pourquoi les chansons que l’on connait ont été choisies et pas les autres ? Et est ce qu’il y a de bons exemples de chansons qui ont faillit finir sur un album, qu’on a jamais entendu et qui aurait pu être un super hit de nos jours ?

Brad Sundberg : le tristement célèbre tableau en liège !! Sur chaque album je me souviens, on avait un tableau en liège sur un chevalet dans son salon/bureau. Chaque titre de chanson était écris sur une carte de 3 par 5 punaisée au tableau, dans l’ordre de la plus forte à la plus faible. Ils se déplaçaient sur le tableau au fur et à mesure que de nouvelles parties étaient ajoutées, que de nouvelles chansons étaient ajoutées etc. En général, selon le projet, c’était un processus mené par Quincy/Michael/Bruce. Une fois que les 15 chansons étaient choisies, le tableau était utilisé plutôt pour l’ordre des chansons sur l’album.
Pour les chansons qui ont presque été retenues, mes préférées sont : Streewalker, Someone Put Your Hand Out, et Monkey Business.

MJJC : Vous souvenez vous de chansons de Michael, encore à ce jour inédites et si oui, lesquelles sont vos préférées ? Pouvez vous nous en dire un peu sur ces chansons inédites ?

Brad Sundberg : Désolé – Je connais beaucoup de chansons, mais je vais passer cette question.

MJJC : Quel était le niveau de Michael pour manipuler les boutons et les machines de studio, est ce qu’il s’impliquait plus dans ce genre de chose après que vous ayez travaillé avec lui pendant des années ?

Brad Sundberg : Michael n’était pas technique du-tout. Zéro ! Il donnait peut être un petit coup de potentiomètre de temps en temps, mais il ne touchait pas à l’égalisation ni à la réverb. Ceci dit, je crois bien que le studio était tellement confortable pour lui, c’était un peu comme à la maison. C’était un endroit très sécurisé et un endroit où il pouvait simplement travailler, rire et être lui même.

MJJC : Combien d’instrument est ce que MJ pouvait vraiment jouer ? Quels étaient ces instruments et quel niveau avait-il ? (vraiment)

Brad Sundberg : Il pouvait jouer des mélodies au clavier, mais je ne le qualifierais pas de grand claviériste. N’oubliez pas que quand vous avez les numéros de Greg Phillinganes et de Randy Kerber pré-programmés dans le téléphone, vous n’avez pas besoin de grand chose de plus. Avant mon époque, il jouait des percussions-bouteilles sur “Don’t stop”. L’instrument de Michael était sa voix – on avait plein de talents pour gérer tout le reste.

MJJC : En quoi consistait la préparation pour les tournées d’MJ ?

Brad Soundberg : La préparation pour les tournées se situait après la publication de l’album (ou pendant le pressage), et les répétitions du groupe. Pour l’essentiel il fallait retravailler les chansons pour les rendre plus faciles à chanter et à performer date après date pour Michael. C’est quelque-chose sur lequel je reviendrai en détail dans mon séminaire.

MJJC : S’il vous plait, dites nous en plus à propos de “Keep the faith” et comment vous avez du mettre au rebuts la version originale et ré-enregistrer une nouvelle version dans une session qui a duré toute la nuit.

Brad Sundberg : Désolé, pour l’instant il faut que je passe cette question, vu que je la détaille dans mon séminaire. Je ne peux pas en dire trop !

MJJC : On aimerait beaucoup entendre une histoire sur votre expérience personnelle dans votre travail avec MJ. Quelle est l’une de vos plus mémorables ?

Brad Sundberg : Il était remarquablement curieux, et il aimait mes filles. Lorsque ma fille Amanda était un bambin, ma femme Debbie l’amenait au studio (pendant Dangerous) pour que nous puissions nous voir une fois de temps en temps. Michael était au sol avec Amanda, sur sa couverture, et jouait avec les jouets et personnages. Il s’exclama “Elle est dans son petit monde n’est ce pas ?”. Une autre fois on livrait l’un des trains pour le ranch. J’avais installé un énorme système musical sur le train, pour qu’il soit prêt quand Michael le verrait pour la première fois. Il était plus qu’excité, il riait et souriait quand on l’a démarré. Deb et Amanda étaient au ranch ce jour là, et il tenait la main d’Amanda lorsque le train faisait son voyage inaugural autour du ranch. Il n’en finissait plus de sourire.

MJJC : Quel est le souvenir le plus cher que vous ayez de Michael ? (En tant qu’être humain, et pas comme artiste)

Brad Sundberg : La fondation Make-A-Wish. Quand Neverland était prêt pour les invités, on commençait à en voir arriver de tous les coins du monde, qui voulaient passer du temps avec Michael. Nombreux de ces visiteurs faisaient partie du programme Make-a-wish, et étaient gravement malades. Pour Michael, les emmener faire un tour du ranch, toucher une giraffe, monter sur la grande roue allait bien plus loin que ce que pas mal de gens sont prêts à faire. C’était leur dernier souhait, et il le concrétisait. Je me souviens de leur visages, leurs parents reconnaissants, et sachant qu’il y aurait une douleur immesurable dans leur future. Michael donnait de son temps, ce qui était un énorme cadeau.

MJJC : Est ce que Michael te faisait des farces ? Pouvez vous nous confier un souvenir marrant ?

Brad Sundberg : C’est pas vraiment une farce, mais il y a un souvenir drôle que je partages des fois. J’ai aucun talent de danseur, pour autant j’adore la dance music. Il était très fréquent pour nous de travailler sur une chanson comme The Way You Make Me Feel, Jam, Bad, Streetwalker, etc. et je remuais ma tête sur le rythme. Michael explosait de rire en disant “Brad est en train de groover !”, je ne pouvais pas m’en empêcher…la musique était tellement forte ! C’est en partie pourquoi il a commencé à m’appeler “Really Really Brad”. J’adorais ses taquineries, parce qu’il était tellement enjoué et d’humeur légère.

MJJC : Dans vos mémoires vous écrivez : “Je pourrais écrire pages après pages d’actes de simple gentillesse dont j’ai été témoin direct”. Pouvez vous vous remémorer quelques uns d’entre eux ? Cela réchauffe toujours le cœur des fans d’entendre ce genre d’histoires.

Brad Sundberg : J’ai déjà mentionné la fondation Make-A-Wish au ranch, mais nous avions aussi des visites de ses amis et fans au studio. On avait des fans à l’extérieur du studio à New York pendant HIStory, et il les a fait entrer pour faire un tour du studio et signer des autographes. Pendant l’enregistrement d’un chœur d’enfants à New York, il m’a fait porter un costume de Père Noël et on leur a offert à tous des cadeaux de Noël. Quand l’un de nos assistants a subit une grosse chirurgie, on a fait un grand diner familiale au studio en son honneur, et Michael l’a inondé de cadeaux et de films. Mais encore une fois, il a fait ces choses en personne, ce qui les rendait d’autant plus significatives.

MJJC : Comment est ce que Michael a changé au fil des années, d’après votre impression ? (Je ne veux pas dire physiquement, ni a propos de ses soit disant “excentricités” mais dans votre communication personnelle avec lui quel changement dans sa personnalité avez vous ressentis ?)

Brad Sundberg : Je n’étais pas son meilleur ami, mais j’aime à penser que j’étais un ami en qui il avait confiance. Pendant ces années, je n’ai vu aucun changement dans sa personnalité, son amour enfantin pour la musique, les films, sa fantaisie, l’architecture, les peintures, les jeux, les rires, la nature etc. Je ne me souviens pas d’une seule fois où il est entré en studio, ou bien où je l’ai vu au ranch ou sur la scène du City Music Hall et où il ne m’a pas accueillis en me serrant dans ses bras. Le Michael que j’ai connu n’a pas changé, pas même quand le monde changeait.

MJJC : Qu’est ce qui vous a inspiré à vous faire connaitre et à partager vos expériences de travail avec Michael, avec ses fans ?

Brad Sundberg : Après la mort de Michael, j’ai lu un article dans un magazine a propos de comment c’était fou de travailler avec Michael : Les singes et les os d’Elephant-Man, et les serpents etc. Je ne connaissais pas l’auteur, pas plus qu’il n’a été en studio ou au ranch. C’était toujours une source inconnue et du vomis de tabloïd. J’en ai eu marre de la presse et des gens qui veulent se faire un peu d’argent facile en disant et en écrivant ce qu’ils voulaient avec pas la moindre parcelle de vérité derrière leurs mots. J’ai écris quelques articles à propos des mes années avec Michael, et ils ont été bien reçus. Un groupe de fans de Paris m’a contacté et m’a demandé de mettre en place un séminaire et de vraiment explorer nos années en studio et au ranch. J’ai commencé à écrire un livre (toujours en cours d’écriture), qui essaye de récapituler une histoire qui m’a pris 18 ans à vivre. Pour être totalement franc, j’essaye de documenter ce que c’était de travailler avec l’un des artistes les plus uniques de l’histoire moderne. Pas de spéculation, pas de théorie profonde, juste la présentation de quelqu’un pour qui j’avais un grand respect et que je considérais comme un ami. Oui, c’est certainement pour les fans, mais aussi pour mes enfants, et peut être pour ceux de Michael. Je veux qu’ils sachent ce que c’était que d’y être, et de faire partie d’un voyage aussi incroyable.

MJJC : Avec quoi est ce que les fans peuvent espérer repartir de vos séminaires “En studio avec Michael Jackson” ? Quels seront les points culminants des séminaires à New York et à Paris ?

Brad Sundberg : J’espère que les réponses ci dessus vous donneront une idée. J’ai fait partie de quelque chose de très spécial. Je n’étais pas spécial, j’étais juste membre d’une équipe formidable, dans un moment formidable. Il n’y aura pas deux séminaires identiques. De nouveaux souvenirs reviendront, de nouvelles histoires seront évoquées. J’espère que lorsque quelqu’un quittera la pièce après le séminaire, ils auront le sentiment que je les ai présentés à un ami.

MJJC : Michael a des fans partout dans le monde et malheureusement, malgré leur envie, de nombreux fans ne pourront pas aller au séminaire à cause de la distance, est ce qu’il est prévu de partager le contenu à travers un livre ou de faire d’autres séminaires dans d’autres endroits autour du monde ?

Brad Sundberg : Oui, et oui ! Le livre est en cours, mais ce qui est incroyable c’est que les séminaires m’aident à faire revenir des souvenirs, alors je veux en faire quelques autres avant de finir le livre.  Nous allons proposer des séminaires a New York et Paris cette année, avec des groupes en Allemagne, Norvège et Grande Bretagne qui ont montré leur intérêt également. J’espère en faire un vraiment cool à L.A en janvier à Westlake, où tout a commencé.

MJJC : Il y a-t-il quelque-chose que vous voulez dire aux membres de MJJCommunity ou aux fans de Michael Jackson en général ?

Brad Sundberg : Michael aimait vraiment ses fans. Il n’y a aucun spectacle hommage ou séminaire ou film qui peut remplacer l’incroyable talent avec lequel il était né. J’ai été bénis de l’avoir connu, et je chéris les souvenirs que j’ai de le regarder s’entrainer à faire un moonwalk circulaire dans le studio, ou faire ses gammes avec Seth, ou de le regarder depuis le coté de la scène où il était devant 100 000 fans hurlants. Je peux entendre son rire comme si il était assis à l’autre bout de la pièce. Il était un professionnel, un perfectionniste, un artiste, un chanteur, un danseur, un père et un ami. Il me manque, et je sais qu’à vous aussi. Merci de me permettre de partager quelques souvenirs avec vous.

Pour réserver vos places :
A Paris le 12 Octobre 2013 – Au American Center of the Arts / Dorothy’s Gallery – Billets : http://www.musicfirst.fr/
A New York le 29 Juin 2013 – Smash Studios – Billets : https://inthestudiowithmichaeljackson.t … el-jackson

Pour lire l’interview en anglais :
http://www.mjjcommunity.com/forum/threa … is-Answers

Source : Interview réalisée par MJJCommunity / Traduction faite par Music First pour MJLegend.

Vidéo de Brad Sundberg

Posté Par M.Chigan | Posté Dans News | Posté Le 05-04-2013

Alors que des places sont encore disponibles, Brad Sundberg a eut la gentillesse de tourner une vidéo spéciale pour promouvoir sa venue à Paris le 12 octobre prochain. N’hésitez pas à réserver vos places, les séminaires de collaborateurs studio de Michael Jackson sont extrêmement rares et encore moins réservés au grand public.

Réservez vos places sur http://www.billetreduc.com/

Brad Sundberg à Paris !

Posté Par M.Chigan | Posté Dans News | Posté Le 22-03-2013

C’est avec un immense plaisir et le plus grand honneur que je vous présente la naissance de l’association MUSIC FIRST.

A l’origine, c’est la passion débordante pour la musique de Michael Jackson qui nous rassemblé.

Préserver l’Histoire de la musique est aujourd’hui encore plus d’actualité…D’ailleurs, ce sujet est au cœur de nos discutions depuis un bon moment. Mais comment agir de façon concrète? Et bien suivez-nous…

Nous souhaitons agir au même titre que tout autre patrimoine mondial. Réaliser des séminaires avec des acteurs présents ou passés de ce monde qui nous passionne depuis toujours, réaliser bénévolement des actions d’utilité publique, telles sont les missions que nous nous donnons afin de réaliser nos rêves mais surtout afin de préserver le travail exceptionnel de tous ces artistes. Quoi de plus authentique que de dialoguer ou échanger en toute simplicité avec les bâtisseurs des albums qui ont marqué l’HIStoire de la musique contemporaine ?

La MUSIC FIRST team partage des valeurs fortes comme la passion, la confiance et le respect.
Faites nous confiance, nous allons vous faire vivre des évènements musicaux INOUBLIABLES !

Désormais, c’est avec vous que la suite de l’HIStoire va s’écrire…

Et elle va s’écrire dès le 12 octobre 2013 !

Pour la première fois en Europe, rencontrez en exclusivité un collaborateur studio et ami de Michael Jackson.
De l’enregistrement de Bad à History, des tournées à Captain Eo en passant par le ranch Neverland, Brad Sundberg a travaillé pendant 18 ans aux cotés de Michael Jackson en tant qu’ingénieur du son et directeur technique pour ses albums.

Des premières notes jusqu’aux versions finales, Brad nous plonge dans l’atmosphère feutrée qui régnait en studio et nous raconte les sessions des albums qui ont marqué la musique.
Ecoutez les histoires qui se cachent derrière des hits qui ont touché le monde et revivez la création de ces albums aux exigences les plus strictes du perfectionniste qu’était Michael.
Dialoguez avec l’une des rares personnes présentes lors des mythiques sessions de l’album « Bad » et qui a été aussi témoin du virage artistique majeur que constitue « Dangerous » dans la carrière du King Of Pop.

Ne manquez pas cette opportunité unique de rencontrer Brad Sundberg lors de sa venue à Paris pour l’association Music First !
Très rares sont les séminaires dans le monde avec des collaborateurs du King Of Pop. Bienvenue dans les coulisses d’un monde habituellement fermé au public…

Réservations sur http://www.billetreduc.com
Renseignements sur http://www.musicfirst.fr (login : mjlegend / mot de passe : venteprivee)

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