Good bye Black & White
Posté Par M.Chigan | Posté Dans Chronique | Posté Le 08-11-2009
Il y a quelques jours, lorsqu’a circulé l’information selon laquelle un ultime numéro de Black & White allait sortir, ma première réaction a été de sourire. Un sourire qui en disait long car il me ramenait plusieurs années en arrière, à l’époque ou internet n’existait pas, à l’époque ou je bavais devant la Maxi-Boutique et ou les collectors de Hector me paraissaient totalement intouchables. A cette époque là, ma chambre était tapissée de posters et mon picture disc de Bad était la pièce maîtresse de ma toute petite collection. Je l’affichait d’ailleurs fièrement sur le mur de la chambre (protégé dans une pochette plastique parce que je soignais mes collectors !).
Black & White a toujours eut une place particulière pour beaucoup de fans. C’était le seul magazine français qui traitait l’information de manière correct, sans écorcher les dates ou les faits et qui proposait des photos de qualité. Un magazine par des fans et pour les fans.
Je me souviens que le premier numéro que j’ai acheté (enfin que ma mère avait bien voulu acheter) était le numéro 6. Moi qui venais d’enregistrer le concert à Bucarest sur Canal+, la jaquette fournie à la fin du magazine tombait à point. J’avais dévoré les pages (ou sens figuré comme au sens propre puisque je l’ai découpé comme un sauvage pour les photos). Pour la première fois j’achetais un magazine qui parlait uniquement de Michael. jusque là j’avais juste droit à une page ou deux dans des magazines pour ados. Là c’était un magazine entier et c’était énorme ! Et puis j’ai manqué les numéros suivants. J’étais jeune, je n’avais pas d’argent et je devais demander constamment à mes parents de bien vouloir m’acheter un disque ou un magazine. C’est sans doute pour cette raison que j’ai manqué les numéros suivants. A vrai dire, je ne me souviens plus très bien. Quoi qu’il en soit, j’ai commencé à acheter Black & White de manière régulière à partir du numéro 11 et après ça, je n’en ai raté aucun. J’en ai malheureusement perdu quelques uns durant mes nombreux déménagements et il m’a toujours manqué ce fameux numéro 1 !

Alors naturellement, lorsque un dernier et ultime Black & White a été annoncé, ce sont tous ces souvenirs qui me sont revenus. J’ai tout de suite été frappé par la couverture. Couleurs douces, photo bien choisie et effet gaufré de qualité. Réflexe de collectionneur et comme au bon vieux temps, la première rubrique j’ai regardé avant de passer à la caisse, fut celle de Hector : Call-Hector. Et là j’avoue avoir prit une claque monumentale : Mise à part le maxi-promo de Leave Me Alone, je ne connaissais aucune de ces pièces. Et quelles pièces ! D’une rareté et d’une originalité monstrueuse : ils ont fait fort chez Black & White !
Dès les première lignes, j’ai compris que ce numéro ne serait pas tout à fait comme les autres. En effet, Laurent Hopman a prit la (très habile) décision de faire le parallèle entre leur histoire et celle de Michael. De Thriller à This is It, on suit la naissance de la fanatitude de Laurent Hopman et Julien Derain, les débuts de leur fan club, leur rencontre avec Christophe Boulmé, la naissance de Captain EO Productions et de Black & White. Un récit passionnant et très captivant. Cet ultime numéro synthétise donc les années Black & White et leurs différentes rencontres avec Michael. Pour la première fois, Laurent Hopman livre plusieurs anecdotes qu’il n’était pas possible de divulguer à l’époque. Il fait également une analyse intéressante sur les dernières années de Michael et de son problème avec Sony.
A bien des égards, ce numéro est sans doute le plus intéressant, non seulement de tous les Black & White mais plus largement par rapport à tous les magazines sortis depuis la mort de Michael. Il est en effet plus intéressant de lire un magazine qui analyse la carrière de Michael à travers la collaboration qu’a put avoir Laurent Hopman et son équipe avec le King Of Pop, plutôt qu’un article étiré et concocté par un journaliste musical qui n’a jamais rencontré l’artiste dont il parle et qui tente d’analyser sa carrière comme on analyse un sujet de philo. Ici pas de métaphore pompeuse ou de formule hasardeuse visant à heurter le lecteur, ce qui fait que c’est extrêmement facile et agréable à lire. De plus, et comme toujours, il est très bien illustré et contient de nombreuses photos totalement inédites issues des archives de MJJ Productions. Laurent Hopman n’a pas perdu sa plume et on a parfois un sourire en lisant certains passages. Pour finir, ce numéro propose plusieurs interviews très intéressantes de personnes ayant travailler avec Michael comme Brad Buxer ou Colin Chilvers. Mais je ne veux pas trop en dire pour ne pas gâcher la découverte du magazine à ceux qui ne l’ont pas encore acheté.
Vous l’aurez compris, cet ultime numéro de Black & White est à posséder de toute urgence. Non seulement vous y apprendrez beaucoup de choses sur Michael et son rapport avec Sony Music, mais en plus vous découvrirez l’aventure éxtraordinnaire de ces trois fans devenus en quelques années de proches collaborateurs du King Of Pop et comment Black & White, un petit magazine fait par des passionés est devenu le magazine officiel de Michael Jackson. Leur vision de sa carrière depuis Thriller est pertinente et très détaillé sur certains aspects. Les anecdotes sont nombreuses et les photos magnifiques.
L’équipe de Black & White a fait l’objet de nombreuses critiques après l’arrêt du magazine puis du site internet www.planetjackson.com. Beaucoup n’ont pas comprit les motivations qui avaient poussé Laurent Hopman a arrêter le magazine. En lisant ce numéro, on obtient certaines réponses. Mais au delà de cette polémique, qui est plus liée à une nostalgie de notre vie de fan, Black & White tire sa révérence d’une bien belle manière et ponctue les 17 ans d’un magazine qui aura décidemment marqué beaucoup de fans et ouvert la voie à beaucoup d’entre nous.
Merci Black & White.

Jeudi 29 octobre 2009, après une courte nuit, je reviens un peu plus à la réalité. Un film sur Michael Jackson, ça se savoure. C’est un peu comme pour une sortie d’album, on tente par tous les moyens de se mettre dans les meilleures conditions pour apprécier le spectacle.
En tous cas, une chose est sûre, This Is It s’annonçait comme un spectacle d’une très grande qualité avec de nombreuses innovations qui auraient étonné les fans les plus blasés. Que dire de l’animation de Smooth Criminal ou de Earth Song ? Que dire aussi de Thriller ou de la veste en feu de Beat It ? Michael voulait surprendre ses fans et les amener dans de nouveaux univers comme l’ajout de séquences 3D durant le concert. Il est évident que le fait de faire ces concerts en salle a permis de développer des effets qu’il aurait impossible de faire dans un stade.
Pour autant, l’état de maigreur apparent de Michael donne des doutes sur la capacité qu’il aurait eut à tenir le rythme imposé par ces 50 concerts. Alors que ses danseurs étaient en tee-shirt, Michael portait plusieurs épaisseurs de vêtements, comme pour dissimuler un état de maigreur avancé. Plusieurs fans qui ont approché Michael durant cette période, parlent de son importante perte de poids en quelques mois. Des répétitions avaient été annulées parce que Michael n’allait pas bien. Kenny Ortega s’était énervé en disant qu’on ne lui donnait pas un Michael en état satisfaisant. Des fans parlent également d’un Michael complètement dans le vague quand il ressortait de ses rendez-vous avec le docteur Klein. Ils s’en étaient inquiétés au point de lui transmettre des lettres la veille de sa mort.
