Not so bad !

Posté Par M.Chigan | Posté Dans Chronique | Posté Le 07-08-2012

Nous savons désormais à quoi nous attendre au sujet du coffret Bad 25. Chacun se fera son opinion et il y a aura sans doute des mécontents. Pour autant qui n’avait pas rêver d’écouter un jour le titre Al Capone ? Cette démo enregistrée dans les années 80 dans le studio d’enregistrement des Bee Gees, et qui était en fait la genèse de Smooth Criminal, faisait fantasmer les fans depuis de nombreuses années. Son apparition dans le coffret est donc indéniablement un premier point positif du projet.
Que dire également des titres I’m So Blue et Song Groove, dont l’existence étaient jusque là, complètement inconnue du grand public ? Le titre Free avait lui été simplement désigné par Michael durant le procès de plagiat de 1993, mais personne, ou presque, ne savait quand il avait été enregistré. C’est donc une des très belles surprises de Bad 25 ! La dernière très bonne surprise vient de Price Of Fame. Ce titre devait à l’origine être utilisé pour le partenariat entre Michael et Pepsi. Mais, il fut finalement remplacé par une version spéciale de la chanson Bad. La récente campagne de pub de la marque de soda y est-elle pour quelque chose ? Sans doute. Et on ne va pas s’en plaindre !
Et enfin, un cadeau fait aux fans français – ou pas ! – la présence de Je Ne Veux Pas La Fin De Nous (la version française de I Just Can’t Stop Loving You) qui n’avait jamais été diffusée sur un support commercial depuis son enregistrement en 1987.
Déception tout de même pour Fly Away et Streetwalker qui, bien qu’ils datent des sessions d’enregistrements de Bad, avaient déjà été portés dans l’édition spéciale de l’album paru en 2001. A moins de proposer des version différentes, c’est indéniablement la carte de la facilité qui est jouée par l’estate.
Nous passerons bien sûr la présence de 3 remixes. On pouvait certes craindre un nombre plus important, mais c’est encore trop !

La partie album Live devrait sans doute être l’autre gros point de Bad 25. Il faut dire que le dernier album live de Michael datait du Triumph Tour. Aucun album live officiel de Michael en solo n’avait jamais été commercialisé. Et même si lors du Bad Tour, Quincy Jones annonçait la sortie probable d’un album live, rien n’était venu. On peut donc considérer que c’est une certaine logique qui est aujourd’hui réparée.

La grosse interrogation reste donc le DVD. Même si, sur le papier, il semble bien alléchant. Même si on pourrait presque reconnaitre la bonne volonté de l’estate de proposer The Way You Make Me Feel (enregistré le 15 juillet) en bonus sachant que Michael ne l’avait pas chanté le 16 juillet, la polémique au sujet de la qualité de l’image n’est toujours pas élucidée et sera le dernier obstacle à surmonter pour l’estate afin de satisfaire pleinement les fans. La liste des titres fait d’ailleurs voler en éclat l’explication de la VHS personnelle retrouvée par l’équipe de l’estate et qui était censé être la seule copie du Bad Tour à Wembley existante ! Dans ce cas, comment expliquer la présence de The Way You Make Me Feel enregistré la veille ? l’équipe de Branca jouera surement sur les mots pour s’expliquer…

Comme je le disais au début de l’article, chacun se fera son opinion. Tout n’est pas motif de satisfaction, mais les points positifs sont tout de même bien là et ne pas le reconnaitre serait une mauvaise-foi caractérisée. Finalement, Bad 25 pourrait bien être la bonne surprise de ces dernières années. Tout dépendra de la partie DVD qui sera sans doute déterminante dans la réussite et la reconnaissance des fans. Rendez-vous dans quelques semaines, le 17 septembre…

Itinéraire d’un collector râté

Posté Par M.Chigan | Posté Dans Chronique, Collectors | Posté Le 04-03-2012

le monde de la collection est parfois fait de coup de chance, ou coup de poker, pour dénicher la pièce rare. La plupart des collectors concernant Michael Jackson sont déjà connus. Certains sont quasiment uniques, d’autres plus courants. Mais un collectionneur averti est à même de reconnaître une pièce dès le premier coup d’oeil. Néanmoins, il arrive encore que l’on (re)découvre des collectors jusque là inconnus ou oubliés. Dans ces rares cas, la découverte est fabuleuse car elle répond à un challenge que nous nous lançons tous : dénicher le disque que personne ne possède ou n’a pas eut l’idée d’acheter. Certes, le sentiment que cette acquisition procure est purement personnel voir, par certains aspects, purement égoïste.
Ce sentiment, que beaucoup comprendront, nous pousse parfois à faire des choix ou des paris qui s’avèrent payant ou pas. Car, il peut arriver d’acheter un disque sans être certain à 100% de l’authenticité de son contenu. Cette mésaventure m’est arrivé pas plus tard qu’il y a quelques mois. Je faisais alors des recherches sur internet comme il m’arrive souvent d’en faire pour trouver des pièces intéressantes. Et c’est purement par hasard que je suis tombé sur ce picture disc. A première vue, je le trouvais plutôt beau, mais c’est en voyant la face B avec les titres qu’il a fini d’attirer totalement mon attention. Je ne pouvais pas y croire : le titre Off The Wall était mentionné ! Un titre de Michael sur un picture disc Coca Cola. La trouvaille était de taille. Et si j’avais redécouvert un collector oublié ? Et si un titre de Michael était bien présent sur un disque de la firme concurrente de Pepsi ? Et si on allait m’offrir le prix nobel pour cette découverte ?
Malheureusement, les recherches complémentaires que j’ai effectué à ce moment là, ne m’ont pas donné les réponses dont j’avais besoin. C’est donc avec un léger doute, mais toujours excité par cette découverte, que je commandais ce picture disc, à un vendeur allemand pour une poignée d’euro. Lui non plus n’avait pas pu me dire si Off The Wall était bien chanté par Michael car il ne possédais plus de platine.
Malheureusement, la suite de l’histoire est triste. D’ailleurs dois-je continuer, maintenant que vous avez visiblement comprit (du moins j’espère !) le dénouement de cet achat tragicomique ? Je reçu le disque un lundi. Je fus d’abord agréablement surpris par la qualité du picture disc. Très beau, très bien conservé pour un picture datant de 1980. Mais l’écoute s’avéra décevante, et mon rêve d’être l’auteur d’une (re)découverte s’envola à mesure que les sillons du disques passaient sur le diamant de la cellule…Ce n’était pas Michael qui chantait, mais une espèce de chanteur de seconde zone qui tentait même, lamentablement, de reprendre les gimmiks vocaux du King Of Pop. Ce n’était qu’une compilation de reprises ! Tiraillé par mon intérêt pour la marque et le désir d’étudier la pénétration dans l’air d’un vinyle lancé depuis le premier étage d’une maison, je fini par refermer la fenêtre et ranger ce picture disc avec ses cousins de la catégorie “Divers”. Car, je ne voulais surtout pas commettre le péché de le coller entre un exemplaire de Triumph et mon édition américaine du Live des Jacksons. Je crois que mes vinyles ne m’auraient pas pardonné cette provocation !
Et voilà comment finalement un collectionneur comme moi, qui a plus de 20 ans d’expérience, peut encore se tromper et acheter une vulgaire compilation scandinave foireuse !


Chronique d’un album manqué

Posté Par M.Chigan | Posté Dans Chronique | Posté Le 09-12-2010

2_71014_moneyhappiness_vl-verticalUn désastre musicale. C’est bien ce que s’apprête à vendre Sony Music à un public à peine conscient de l’un des plus grands scandales de l’industrie du disque. Car à l’écoute de l’album «Michael», le constat est sans appel. Jamais un album n’aura été aussi désastreux et irrespectueux de la mémoire d’un artiste. Qui pouvait croire que l’on puisse tuer un artiste une deuxième fois ? C’est chose faite…Merci qui ?

Pourtant, tout semblait prêt pour arriver à cette situation à peine croyable. Dès le début du projet, l’enthousiasme pour cet opus avait quelque peu retombé lorsque John McClain s’était auto-proclamé producteur exécutif. Le fiasco de la chanson «This Is It» n’était alors qu’un début que McClain allait continuer sans vergogne avec «Michael». Certains espéraient encore quelque chose de réussit quand d’autres avaient déjà plié bagage pour aller voir du côté de Motown pour espérer trouver un terrain moins glissant. Et en effet, avec les sorties de «Unreleased Masters» et «Live At The Forum» des Jackson 5, Motown avait définitivement suscité les louanges des fans et était devenu une sorte de terre d’asile pour réfugiés musicaux.

Pour les autres, le spectacle offert allait être désastreux. Titres à polémiques, utilisation d’ad-libs d’autres chansons et production hasardeuse. Voilà ce qui attendait les plus téméraires, ceux qui avaient encore un espoir et qui parfois le garde toujours, ne se rendant même pas compte de la situation pathétique dont ils se trouvent, en étant prêt à acheter un album dont certains titres ne sont, selon toutes vraisemblances, pas chantés par l’artiste en question. Car même si les frères Cascio, non content de se pavaner devant Oprah Winfrey aux côtés de Teddy Riley, affirment haut et fort qu’il s’agit bien de la voix de Michael, nombreux sont ceux qui ne reconnaissent pas la voix de leur idole. Et quand bien même Michael interprèterait bien ces titres, la production proposée n’est certainement pas à la hauteur de son génie. D’ailleurs, comment atteindre son niveau d’excellence maintenant qu’il n’est plus là ? Peut-être en ne tentant surtout pas de l’atteindre. McClain et sa clic s’y sont attelé. Force est de constater qu’il ont lamentablement échoué.

Que ressort-il à la première écoute de «Michael» ? de la colère, de la frustration, de l’amertume aussi, et la désagréable sensation d’assister à une exécution musicale. Car l’opus n’est pas produit, il est surproduit ! Un bon exemple : «Behind The Mask». Solo de saxo au début, bruit de public, ajout d’extraits du Dangerous Tour à Bucarest avec les «How You Doin» de MJ et une multitude d’effets tous aussi ratés les uns que les autres. Au final, un titre dont beaucoup attendaient , devient une sorte de soupe funky-naze noyant la voix d’un Michael des 80‘s et détruisant tout le potentiel de la démo.

En parlant de démo, le traitement infligé à «The Way You Love Me» est tout aussi désastreux. D’une démo minimaliste mais efficace, Neff-U la transforme en une version cul-cul la praline avec des choeurs retravaillés mais par moment totalement à côté de l’harmonie, voir presque faux !

«Monster», «Breaking News» et «Keep You Head Up», produit par les «amis» Cascio sont bien au choeur de la polémique. Difficile en effet de reconnaître la voix du King Of Pop. Par moment, il est même flagrant d’assister à la démonstration d’un imitateur. Monster et Breaking News sont les plus explicites. Comment douter ? Comment croire et faire croire que c’est bien Michael qui chante ? A l’heure actuelle, les frères Cascio n’ont toujours pas apporté de preuve formelle prouvant l’interprétation du King Of Pop de ces titres, pourtant pas mauvais, mais dont les voix sont mixés à l’extrême comme pour cacher des imperfections flagrantes.

La parano s’empare de l’auditeur et provoque également un interrogation sur «Hollywood Tonight» produit par Riley, nouveau meilleur ami des Cascio Borthers. Annoncé comme une des bombes de l’album, il s’avère qu’il n’est en fait qu’un pétard mouillé tout juste passable mais manquant cruellement de profondeur et souffrant lu aussi d’un mixage limite avec une voix parfois saturée.

Tentons au moins de nous rassurer avec Another Day, finalement très proche de la version leakée il y a quelques mois mais qui s’avère plutôt plate et ne parvenant pas à décoller malgré les efforts de Lenny Kravitz. Le titre reste cependant honnête à défaut d’être ravageur.

Même constat pour Best Of Joy. Une mélodie intéressante mais un mixage plutôt bizarre. On a presque l’impression d’entendre Janet pendant les refrains…Et au final, on a également du mal à reconnaître la voix de Michael.

Le salut vient finalement de Much Too Soon, sorte de ballade country ou l’on retrouve enfin une harmonie entre la voix et la musique, même si l’ajout de l’accordéon par rapport à la version leakée sur internet n’apporte finalement rien de plus. Le solo de guitare sent bon le générique de «30 millions d’Amis», mais reste dans l’esprit de la chanson. Dommage qu’il faille attendre la dernière chanson de l’album pour en profiter.

J’allais presque oublier Hold My Hand, super single made by Akon featuring MJ qui, n’oublions pas, avait refusé la diffusion du titre suite à la fuite de la chanson organisée par Mr Vocoder lui-même trop heureux d’annoncer en fanfare sa collaboration avec le King Of Pop. Drôle de retournement de situation de finalement retrouver cette ballade nasillarde sur l’album posthume. Mais, après tout, rien n’étonne plus personne, surtout quand on fait tout pour passer sous silence ce genre «d’anecdote». D’ailleurs, commencer un album du King Of Pop avec un beau «Akon and MJ», c’est classe !

Que dire de l’album «Michael». Beaucoup et si peu à la fois. Le contenu s’apparente plus à une soupe musicale ou flotte pêle-mêle quelques légumes fades et indigestes. C’est un peu comme si l’on voulait nous vendre une soupe en sachet pour une soupe de grand-mère, en la bourrant d’arôme artificiels et en espérant que le consommateur n’y verra que du feu. Manque de bol (sans mauvais jeu de mot) les fans se sont habitués aux bonnes choses. Alors évidemment, la question que tout le monde se pose à la veille de ce non-événement musical est, faut-il acheter cet album ? Chacun fera comme il veut et comme il l’entend. Pour ma part je préfère me commander le «Live At The Forum» des Jackson 5. Car Motown a au moins le mérite de créer de vrais projets musicaux et savent comment utiliser au mieux un back-catalog. Ce n’est visiblement pas le cas de tout le monde et c’est bien dommage…Mais ça fait surtout mal au coeur (et aux oreilles) !

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